Un laboratoire d’idées Compas est d’abord un laboratoire d’idées, un « think tank » où s’entrecroisent les points de vue et les hypothèses de ses membres, tous très différents par leurs formations et leurs intérêts, et où toute une série de spécialistes français et étrangers, à la pointe de leur domaine, viennent présenter leurs idées. Les membres de Compas voyagent et interrogent des théoriciens et des professionnels qui travaillent sur les mêmes questions. Cette activité se condense sous la forme de textes, en particulier de livres qui paraîtront régulièrement à l’intention plus particulièrement du milieu enseignant et de tous ceux qui réfléchissent à l’école et plus largement à l’éducation dans la société de demain. Un incubateur de projets
Compas est ensuite une pépinière ou un incubateur de projets de recherche plus spécialisés et innovants, relevant de la psychologie (sur les thèmes classiques de l’apprentissage de différentes compétences, que les sciences cognitives renouvellent profondément), de la modélisation de processus collectifs (tels que l’émergence et la dynamique de communautés virtuelles d’apprenants, qui jouent déjà un rôle déjà important et dont le développement ira en s’accélérant), de l’appropriation d’univers virtuels, ou encore de l’histoire et de la philosophie des technologies de l’information et de la communication dans l’éducation (TICE). | En dialogue avec les enseignants Le travail pratique consiste en interactions avec les enseignants et en expérimentations dans la classe et hors de la classe. Dans un premier temps, il s’agit essentiellement d’établir un dialogue nourri avec les enseignants, en général par le biais des associations. Dans un second temps, Compas espère participer à des expériences destinées à tester un certain nombre d’hypothèses ou de dispositifs. Le groupe n’a nullement pour vocation d'introduire l’ordinateur à l’école à tout prix. Son but est de réfléchir au bon usage des nouvelles technologies, que ce soit dans le cadre de l’école et de l’instruction formelle, ou dans celui de l’apprentissage informel hors de l’école (musées, bibliothèques, formation à distance, etc.). On ne peut espérer progresser vers ce but qu’à la condition d’être absolument libre de tout préjugé technophilique ou technophobique, et dégagé de tout lien dogmatique ou institutionnel. Bref, on ne peut avancer sur la question des nouvelles technologies qu’en prenant du temps et du recul.
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